magui

bon...la finance et l'économie, c'est pas encore ça, mais...

05 septembre 2006

le 18/07/06

"A les entendre, je devrais être ambitieuse et muette. Un croisement entre un requin et une carpe. Annuelle séance de morale grand-matriarcale. Premier sentiment exprimé : la déception - quel autre, moi même je l'adopte envers moi. Ma mère a bien du tout raconter, ils devraient être habitué c'est toujours comme ça, ils ne devraient plus l'écouter, ça se voit que ça la remplit de plaisir de tout lâcher sur ce que j'ai pu faire de mal au cours de l'année.  Elle est tellement à plaindre, c'est vrai ! Avec une fille si renfermée, si méchante, si mauvaise, si malhonnête, si laide; comme elle était agréable, la petite maguelonne, avec ses robes à smocks, elle qui a su lire parler, écrire avant les autres...celle intelligente, gentille, mignonne, drôle, celle qui à sauté une classe, la petite à l'imagination débordante avec son ami jojo el lutino, qui écrivait des histoires bien mièvres avec un arbre qui parle et de gentilles familles. Le petit poussin s'est transformé en autruche, en vautour, en brontosaure, à l'instar du vilain petit canard. La transformation escomptée n'a pas eu lieu; pas de cygne ni de paon à la fin du voyage. Juste une fille dérangée et sans aucune ambition (et donc qui ne réussira à rien; c'est bien connu, il faut de l'ambition pour réussir un peu). Elle n'écrit plus, quoi, elle a un grand cahier bleu sur lequel elle griffonne sans arrêt ? sûrement des bêtises sans aucun intêret, après tout elle a eu 4/15 à la rédaction du brevet, certes auparavant sa plus mauvaise note à une rédaction était 15, mais le 4/15, on l'a pas inventé, c'est un signe.  Et puis, elle n'a aucune ambition, alors. Elle ne sourit jamais à la maison, elle pourrait être aimable, voyez son regard torve, malhonnête, voyez !  Si vous saviez, si vous connaissiez une once de son caractère,  sa pauvre mère aurait mieux fait d'avorter, déjà qu'elle a failli mourir en accouchant, que de douleurs pour un tel résultat ! Elle est détestable, détestable...
Il était une fois un arbre qui parlait, dans un beau jardin d'une belle banlieue cossue. Il avait pour voisins un couple de rhododendrons, un très vieux plant de ciboulette, un jeune framboisier..."
Pour une fois je ne réclame aucun commentaire. En fait, je préfererais qu'il n'y en ait pas. Je ne sais pas pourquoi j'ai récopié ça. Sûrement par égocentrisme, par bêtiste, par orgueil. Je vais peut être l'enlever.

Posté par Magui à 10:28 - les vacances 2006 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 août 2006

première rediffusion

le 17/07/06 pendant le voyage

"Pour le moment, j'ai un peu dormi, pas mal lu, beaucoup regardé le paysage, et tout le temps écouté de la musique. J'ai quitté internet, ouï fm, les chaînes cablés et a chambre, bonjour mer, chaleur, tramontane et révisions forcées, tout plein d'dées d'articles qui me trottent dans le crâne évidemment quand je ne peux plus les poster. Nous roulons infatigablement dans le massif central, les pointillés blancs de la route la font ressembler aux lignes couper ici des papiers. Des voitures roulent tout autour, dans chacune 2,3,4 personnes avec chacune leur vie, leurs pensées, je me fais la même réflexion dans une rue parisienne. Parfois, ça me paraît impossible, que d'autres que moi pensent. C'est absurde, comme si moi seule avait le privilège de penser.
La pluie s'est mise à tomber et, après un tournant, c'était tout le paysage qui dégoulinait. Il est devenu pastel, image d'épinal passée au lavage, or on est en auvergne.
Mais dites moi, c'est où épinal ?
Dans les Vosges, merci maman.
C'est où les vosges ?"

Posté par Magui à 22:24 - les vacances 2006 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'épopée

Parce que je veux entendre la fin de Knights of Cydonia, je vais vous raconter mon dernier bain (dans la méditerranée, je précise). Fraîcheur digne de Bretagne (ils ont des chapeaux ronds, vive...), méduse qui veut me dire au revoirla tête à l'envers, muscles congelés, ambiance glauque sous l'eau toute en ombres et en verdâtres, adieux au torchon qui gît depuis le début des vacances au fond sur le sable, bref c'est la fin du monde. Et de cet article soit dit en passant.

Posté par Magui à 00:30 - les vacances 2006 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mode furax.

J'avais fait un article tout bien tout nickel mais internet en a fait sacrifice aux joies de la technologie. Donc j'essaie de recommencer. Faire et refaire, c'est le propre du travail bien fait, comme disent les idiots.

Donc me voilà revenue, comme j'écrivais tout à l'heure. En fait je suis déjà là depuis vendredi, mais je n'ai pu sauter sur mon ordinateur delesté du regard accusateur de ma mère que ce soir. Avec 9 invitées, aussi, elle a du boulot. J'ai écrit plein de trucs ces vacances,  des choses que j'ai écrites commes des articles, inintéressantes puisqu'égocentriques, que je vais relire avant de poster vu que j'ai bien peur d'avoir écrit des bêtises centrées bien évidemment sur ma vie bien fade de jeune adolescente décerebrée. Sinon, quoi...mais qu'il est bête ce sinon, quoi, c'est moi qui suis censée mettre en pâture des mots stupides à vos yeux tombés ici dans l'innocence la plus intacte, pas vous. Il ya bien eu le voyage, déroulant une bobine infinie d'autoroutes grises, décorées des lignes blanches qui semblent voler quand on les fixe longtemps, ponctuées de bornes colorées, des bouquets de fleurs rappelant le passage d'âmes/comètes dont les luminosités se sont éteintes à ces endroits mêmes, des créations artistiques ou de modestes gerbes qu'on ne voit même plus (c'est joliment sinistre n'est ce pas). J'ai occupé mon immobilité avec Roses à crédit d'Elsa Triolet, dans lequel j'ai lu la plus belle déclaration d'amour, et que je conseille à tout le monde tant il est merveilleusement écrit et aussi tant il est moderne, surtout quand on sait que Mlle Triolet s'est illustrée dans les années 50 et que ses compagnons étaient Boris Vian et Aragon-son-amant. Une fois fini, j'ai réfléchi à la fin bien glauque en regardant le paysage et en écoutant elvis et jerry lee lewis me conter leurs histoires de machos justes assez romantiques pour aimanter les filles. Au revoir soleil, mer, méduses, poissons, au revoir lézards que je sais enfin attraper, au revoir perpignan, plage, brasse coulée, au revoir grande et belle maison familiale, au revoir bonheur de ma tortue, au revoir nuits étoilées et bleu méditerranéen, au revoir twingo assortie au ciel et sièges ensablés, au revoir coquillages miraculeux trouvés au large, au revoir séances d'apnées à en avoir les paumes blanches jurant avec le dessus de la main, au revoir granités et heures et demie de grec ancien quotidiennes, avec les cris comme quoi je n'en fais pas assez, après tout même 3h ce n'est pas assez, il faut faire plus, il n'y a pas assez d'heures dans la journée pour relancer mon mental sur lequel on avait autrefois fondé tant d'espoirs; au revoir petit génie mignon, bonjour grosse flemme stupide et affreuse, télévision conciliante, comportement aberrant, pourquoi donc la surdouée s'est éteinte ?
Je crois bien que je vais arrêter, mes doigts courent un peu trop vite et je ne réfléchis pas, je vais tout poster et tout enlever peut être demain, au revoir mon cher Matthew Bellamy, tiens connais tu ton cousin le personnage du livre que je lis en ce moment même ? Bel Ami l'arrogant, le beau gosse idiot, comme quoi la beauté vaut mieux que l'intelligence. Matthew je te laisse avec ta carte des problématiques et ton poème guerrier. Bonne nuit le monde, gros bisous et poignée de main, je vous aime tous sauf les chiens de la voisine du sud.
I've waiting patiently...c'est ça ? and I wait for the (truc que j'ai pas compris, évidemment)
Au fait (?) j'ai eu mention assez bien et je suis prise dans mon lycée, et je crois que je l'ai déjà dit. Pourquoi, pourquoi, pourquoi jeff buckley n'était pas avec moi ce jour là ? (peut être parce que j'avais 5 ans et que j'habite en france, en effet). N'empêche que j'aurais tellement voulu le sauver. Sentir l'eau s'infiltrer dans les poumons...au revoir.

Posté par Magui à 00:20 - les vacances 2006 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juillet 2006

Je pars...

...demain. J'avais dans l'idée de faire plein d'articles pour vous donner de quoi lire pendant mon absence, mais c'est déjà une incroyable chance que j'ai d'écrire ces mots. Je vais essayer de trouver une liaison internet dans le courant de mon périple, mais je ne garantis rien. Bonnes vacances à tous.
Magui

PS merci yojik et tous ceux qui ont laissé un commentaire.

Posté par Magui à 20:39 - les vacances 2006 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1