magui

bon...la finance et l'économie, c'est pas encore ça, mais...

25 janvier 2008

Sometimes you think that your head's goin to blow.

AAAH j'arrive plus à écrire.

J'aurais aimé parler de ce nouvel an chuper. De cette hésitation qu'on a eue, face au bar, avec les village people qui gueulaient et des gens en train de danser, le chapeau de cowboy fièrement arboré, derrière la vitrine. "vous entrez ou pas ?" "c'est pas une soirée privée...?". "Nan venez !!". Bon bah on a pas le choix ^^. De ce boa rouge et de ces perruques qu'ils nous ont distribués, de ce mensonge de rien du tout, de ce bar qui en était encore un pour quelques heures, du décompte et de ces bises à des tas de gens que je connaissais pas. Des marches, des lumières, de ma dépravée de femme, de ces anglophones {gneee} dont un patrick o'sullivan roux irlandais {faut le faire}, de ce lampadaire que dans le ciel avec les particules d'humidité dorées en apesanteur, je trouvais ça magnifique.

J'aurais aimé parler des fils de l'homme, qui m'a tourneboulée, chamboulée, pris par les tripes, intégrée à l'écran. Et c'était pas juste pasque j'avais l'ordi portable de mon frère posé sur le ventre avec des ondes qui lapidaient mes organes internes.

Du salon des formations internationales. D'où j'ai ramené plein de papiers. D'où j'ai ramené plein de doutes. J'ai mis tous les papiers ainsi que ceux du salon de l'étudiant 2007 dans une caisse. J'ai mentalement fait le parallèle entre la caisse et mon avenir. La caisse est en plein milieu de ma chambre, elle me gène. Avant elle était même pas dans mon espace d'abord. Faudrait que je prenne le temps de m'y plonger, de faire un tri, de faire des choix, jpeux pas tout garder. Mais scrogneugneu {oui jdis scrogneugneu si je veux} c'est pas facile. Moi chuis bordélique après tout. Ranger la caisse c'est me demander beaucoup.

De la grèce, évidemment. Mais ça faut qu'j'en parle pour de vrai.

Edit: parfois facebook cerne vraiment les gens. Voyez ce qu'ils m'ont mis pour la chanson des beatles qui me décrit le mieux:

Hey Jude
You are a little hesitant and insecure when it comes to taking action, but the truth is you are extremely capable and full of life and hope, and are a natural leader. You are an idealist and you often wish that there was something you could do to make society a little better. Although you can be overdramatic when faced with obstacles, you have a strong support group of people who love you who will be there to set you back on your feet. Sometimes you have difficulty opening your heart and expressing your feelings because you are worried that people won't accept you, so you act nonchalant and cool. However, you are slowly learning to let people into your heart and let go of your fears.

Des ciels magnifiques, français, grecs, inscrits dans mon crâne - ah non dans mon lobe occipital pardon, enfin je sais pas, bref je vais devoir les garder pour moi pasque je vais devoir aller me coucher. Dodo. Moi avoir cernes comme le grand canyon.

Gné. Bientôt des photos, promis domi. He ! promis domi ! là c'est une rime millionnaire dis moi !

ouh là chuis vraiment fatiguée.

28 mai 2007

Ma paresse me tuera

Ce matin, à l'aube {moins de 10h}. Mon oreiller moule parfaitement ma boîte crânienne, la température est de celles qui font bisquer les homards dans leurs eaux glaciales {muhaha...}, et je suis dans l'état mi-éveil mi-sommeil, celui qui permet d'orienter ses rêves comme on veut. Je suis donc en train de découper mon prof de maths avec Dexter {mon namoureux, vous n'aviez qu'à avoir canal+}, quand soudain, une voix tout droit sortie du fond de l'enfer rompt le silence paisible:
- MAGUIII ! DEBOUUUT !!!
Je fais mine de dormir, espérant que la créature digne d'Emily Rose en pleine crise {mais abonnez vous à canal + bordel !} m'épargnera. Mais la voix, nullement découragée par l'absence de réaction, reprend, tout aussi stridente et insupportable...
- DEJA HIER TU T'ES LEVEE A 11H, JE TE RAPPELLE QUE DEMAIN TU DEVRAS TE REVEILLER A 6H T'ES PAS ENCORE EN VACANCES JE TE SIGNALE ET PUIS....
Et la voix de continuer ainsi. Je fais la morte.
Un incroyable flot de rayons mortels arrive soudain dans ma chambre, je vais mouriiiir, aaaarrgh... ah nan c'est la lumière du couloir. La voix semble alors s'être sensiblement rapprochée, malheureusement pour mes tympans.
- BON TU DESCENDS TOUT DE SUITE
- mmhgnghnonfdlmeflkmjegenomlveuxoernoodormir...
-
DANS 5 MN JE DEBARRASSE LE PETIT-DEJEUNER, TU VOIS CE QU'IL TE RESTE A FAIRE.
Et la bête s'en va, de son pas lourd, pesant, telle au diplodocus qui a fini de bouffer le palmier géant.

Oui, je sais ce qu'il me reste à faire. Ne pas petit-déjeuner.

garfield

Ecouter des tas de trucs sur radioblog depuis une heure alors que je dois faire un cd pour une koupine.
{là j'écoute blondie et marylin monroe surtout...et aussi video killed the radio stars par les pixies, c'est eux qui ont repris les buggles ou le contraire ? je connaissais que la version des buggles mais vous voyez j'ai la flemme de chercher sur google...}
Me remettre aux sims alors que je dois installer le logiciel de Tyler mon appareil photo numérique.
Envoyer des mails au lieu de ranger ma chambre.
Confectionner une étiquette "FREE HUGS" pour le 2 juin au lieu de faire une carte pour le nanniversaire de mon frère.
C'est dur d'être flemmarde...

10 avril 2007

courir sous la pluie avec une perruque blonde et un costume masculin du 19e: et si c'était ça la vraie vie ?

Voilà, les cloches sont passées {et je ne parle pas de mes soeurs}, le rangement de fringues presque fini sans que me sois noyée dans les masses de tissus, du t-shirt avec marqué "i'm a sore looser !" dessus au chaperon rouge en laine tricoté par ma grand mère. Même la séance d'humiliation par ma chère mère est passée {heureuse de vous annoncer qu'elle a battu son record, 1h et 48mn en tout} avec pour conséquence la haine mélée de honte absolue quant aux steppes de cellulite qui s'étendent sur mon corps gras. Sûre que si j'étais un saucisson, je serais interdite à ceux qui ont du choléstérol. Même si j'étais de la salade, de longs filaments de graisse couleraient le long de mes veinules vertes, mes feuilles craquantes seraient pleines de lipides. Si j'étais une boîte de pringles, je vous raconte pas !... surtout qu'ils font chier, là, avec leurs pubs multiples sur les anti-cellulites, les gélules oenobiol et j'en passe. C'est simple, on doit avoir droit à autant d'images de mannequins cherchant à éliminer leur unique mm² de graisse que celles de çarqueauzzi et compagnie. Mieux que la propagande communiste, jvous dis.

Mais me voici, me dressant contre le diktat des régimes.

encore_garfield hamburgers taille mannequin.

blurpTarte anorexique.

eating_smy_lifePizza 0% de matières grasses

24 mars 2007

.oOo.oOo.oOo.i just can't seem to get enough.oOo.oOo.oOo.oOo.

Hier sortie au théâtre avec toute la classe.
                           KLINIKENque ça s'appelait la pièce. Ecrite par un compatriote de mr Ikea.

Est ce que - est ce que - est ce que - je peux jouer aussi bien que le schizo ? est ce que - est ce que - est ce que je peux trembler, hurler, pleurer sans sortir une chtite blague au milieu ? Pasqu'après tout, je sais pas être tragique. Dans la vie je veux dire. Je crois que les ronces agissent comme des tuteurs... il y a bien des ronces qui poussent tout autour de moi, non ? Des ronces invisibles certes, mais bien acérées, bien piquantes, et des orties qui filent un tel urticaire qu'on te prend pour une salade de chou rouge aux lardons après ? C'est la seule explication. Des ronces et des orties.
Des ronces, c'est flexible mais pas trop. Ca doit être leur seul avantage, leur rigidité. Pour s'y appuyer.
Aujourd'hui, théâtre. A jouer. Et ma chère camarade qui, inversant les mots de la réplique qui m'était adressée ... :

                - [...] si seulement vous étiez un vrai chasseur ! Mais non, vous êtes toujours là, à courir avec les chiens 
                   d'autrui...

Oo' en sachant que c'est une pièce de tchekhov qui se passe fin 19e en Russie et que je suis un riche paysan absolutely hypocondriaque, jcrois que c'est pas ça que tu dois dire.

                                                                      {fou rire pasque je me mets à aboyer en courant}

Le vrai truc je crois que c'est: "Si seulement vous êtiez un vrai chasseur ! Mais non, vous êtes toujours sur le côté à contester chaque pièce et à gâter le travail des chiens d'autrui !".
Puis après ceci salon du livre, évanouissement
(mom doesn't care, it probably doesn't matter). Avec mon fort célèbre sens de l'orientation, je fais 17 fois le tour du hall 1, je passe par toutes les allées, les stands se confondent et s'emmêlent...il faisait une de ces chaleurs ! suffocant, étourdissement, mal de tête. C'est moi ou une pince à sucre géante est en train de faire éclater ma tête comme un oeuf de caille ? J'achète ces livres qui m'interpellent et n'ai plus d'argent quand je tombe nez à nez avec les petites déesses. The livre. Celui que genre je cherche partout parce que il me le faaaaut. Que je veux relire et avoir à moi parce que... parce que c'est comme ça. Mais quand je reviens avec de l'argent, il est trop tard. J'ai erré dans les allées pendant 30 mn avant de retrouver le stand, tout se confondait, stands colorés...et ainsi donc je me suis vautrée dans les royal gala... et quand j'arrive le livre et le billet de 10€ à la main, trop tard, il y a trop de queue et il fait si chaud...Alors ben j'ai éclaté. J'ai retrouvé la sortie tellement vite à travers un savant mélange d'eau et de chlorure de sodium...L'oeuf de caille avait explosé, j'avais glissé des ronces. Qui veut une omelette aux orties ? Comment j'ai chialé comme une conne, chialé pour moi, chialé pour les autres, mais pour moi surtout of course, n'oublions pas egoism attitude... Mais ça m'a quand même permis de voir des auteurs, toute cette connerie :

                                            - Amélie Nothomb, aka...
             TATA YOYOOOO, QU'EST CE QU'ELLE A SOUS SON GRAND CHAPEAU ??? (une tête à la helena bonham carter)
avec, quémandant une signature, une foule de trentenaires intellos et de gothic lolitas.

                                   - Machin Picouly. Pas lu grand chose de lui, mais j'avais bien aimé.
                                                - Yasmina Khadra. Connaissais pas alors qu'apparemment...ben genre le monsieur il était à deux mètres de moi et avait l'air drôlement sympa.
                                 - Une dame avec des petits fours qui avaient l'air fuckin' delicious devant elle
                                                - Marc Levy mais je m'en fous
                             - LEWIS TRONDHEIIIIM mais y avait trop de gens dans la queue, mais je l'ai vu alors...

Goodnight. And goodluck comme dit monsieur nespresso.
Pourquoi, pourquoi Jerome Morrow est mort ?

02 février 2007

semaine de la death qui kill

Ya ma tête qui fourmille d'idées, de pensées et ça cingle dans mon crâne comme des libellules [ben oui j'ai la tête vide]. Ainsi, ça faisait des chandeliers que j'avais pas eu de vrai de vrai mad laugh avec des zamis.  Jme suis aussi rendu compte que j'avais un avenir. Balbutiant devant ce qu'on me propose pour l'année prochaine, je me suis décidée à aller voir la conseillère d'orientation.

Ca a commencé pas super. Armée  de la bise d'une amie, je me suis avancée vers la porte vitrée, engoncée dans mon anorak bibendum (DANSE DANS TON ANORAAAK) et j'ai ouvert. Ben oui, sans frapper. C'est vrai quoi, l'avenir d'un lycéen, c'est le principal, c'est quand même ce avec quoi on nous bassine depuis la rentrée. Alors, moi, bêtement, j'imaginais qu'ils y consacraient quand même...euh...je sais pas moi, un peu plus qu'un placard à balai. Ben non. Je pensais atterrir dans une salle d'attente, avec plusieurs portes, et qu'à l'heure de mon rendez-vous on viendrait me chercher (comme chez le médecin quoi). Raté. L'unique salle dédiée à nos avenirs à nous, les cannes de la génération précédente et vieillissante, nous le futur moteur de la société, nous qui allons soutenir la planète en dislocation, nous dont l'échine ploie déjà sous l'ampleur de la tâche, nous dont le front embrasse la terre devant ce qu'il y a à accomplir (le plus drôle c'est que c'est moi qui dis ça); bref, l'unique salle qui nous est dédiée à nous et à nos avenirs fébriles, ben c'est une armoire à serpillères. Comme j'entre sans frapper, je suis évidemment malvenue et je ressors rouge comme un lys et un peu bredouillante envers moi-même ("putaiiiin magui t'es conne"). Tout s'est plutôt bien passé.
Elle m'a demandé combien de temps je travaillais en moyenne chaque soir.
"Bon ma petite, tu vas pas lui dire la vérité, elle à l'air un peu vieille, tu voudrais pas avoir sa mort sur ta conscience ? ... si ?"
- EUUUH...entre 30 mn et une heuuuure...
- Oh mais vous avez de grandes facilités alors !
....une heure moins 60 minutes.

Sinon découverte de la semaine dernière, grâce au Grand journal, j'ai nommé...

irinalazareanu3

irina lazareanu. wow.

23 décembre 2006

résolutions du 23 décembre

    - ne plus perdre de temps sur l'ordinateur. Ce qui signifie seulement que je vais rentabiliser ce temps passé devant un écran. Ainsi, cet aprèm, j'ai réinstallé tous mes sims 2 (suite à un grand schisme dans l'univers technologique de chez moi, j'avais pu ni les sims 2, ni les trucs que j'avais téléchargé pour). J'ai aussi essayé de refaire marcher ma web cam, étant donné que ma mère a jeté la boîte dans laquelle se trouvait encore le cd driver... passage sur logitech.com, très bien fait par ailleurs, avec des chtites photos où cliquer.  Sauf que voilà, ma version de Fenêtres est pas comme y veulent, et jpeux pas l'améliorer pasque c'est une fausse (ouuuh c'est pas bien).

    - me mettre à travailler. Pasqu'avoir 12 moyenne générale environ, et ce sans travailler plus de 3 minutes et 2 secondes par soir, c'est génial, mais ça risque de pas durer pour l'éternité. Et comme dit mon copain woody (non, pas woody wood pecker), l'éternité, c'est long...surtout vers la fin.

    - acheter moins de pringles.

    - arrêter de me faire des bleus, de me griffer, de m'écorcher, de me décapiter partout où je passe. Exemple, les griffures quadruplées qui se baladent sur mon tibia, et qui s'étirent sur plus de 7 cm (demandez à ma règle). Tout ça à cause d'un coin de coffre aiguisé et très mal placé. Ou encore, le beau bleu du à la gentille doc martens noire d'une amie rien que parce que je l'ai un peu chatouillée...bon, d'accord, elle était étalée par terre tellement elle riait.

    - comprendre le sens premier d'un apéritif, c'est à dire ouvrir l'appétit et non le combler. Le jour où je comprendrais ça sera un grand jour.

C'est tout ce que j'ai trouvé pour l'instant.

09 septembre 2006

la semaine la plus longue...(et rencontre avec dream brother.)

...est terminée. Et je ne suis pas morte.
Finalement, tout s'est passé moins mal que je le pensais. J'ai certes eu certains problèmes avec les transports...car oui, après ce mercredi où le bus m'est passé devant sans se retourner, encore un problème le jeudi. Cette fois ci je prends le bon arrêt de bus
(ben oui je m'étais trompée...mais y a trois arrêts place royale, comment vous voulez que je me retrouve !...), et attends sagement le car. Il arrive, s'arrête, je monte toute contente, m'installe prés de la fenêtre, aucun problème. Il dessert les arrêts habituels, tout va bien. Puis, à l'arrêt Lavoir, alors que je suis la dernière personne restant dans le bus et que le chauffeur ne redémarre pas, le doute m'étreint un peu trop, ça me fait mal aux côtes.
- Euh...vous allez bien à St N**?
- Non, c'est ici le dernier arrêt.
S'ensuit une tonne de points d'interrogation suivis de leurs copains points d'exclamations, d'argumentation comme je sais faire, c'est pas possible, c'était le bon arrêt, c'est le bon bus, c'est la bonne heure, c'est une blague ?! où est la caméra ?! Et puis c'est n'importe nawak, ben non je vais pas prendre le train, on va pas me faire rigoler, et puis y a pu de navette et puis même, hein, c'est n'importe quoi, n'importe quoi. D'ailleurs, si le chauffeur me lit, je suis désolée d'avoir été désagréable, mais mon ego, quand il prend un coup, il en rend 10. Je descend, je peux pas faire autrement. Je suis devant le supermarché de Mareil, youpi, non mais ils sont cons les bus ? Un arrêt plus loin j'étais près de chez moi, honnêtement c'est pas logique deux bus à la même heure dans le même sens...J'ai attendu, j'ai vu ce qui devait être un clochard un peu paumé, il m'a fait peur, il avait les yeux de celui qui n'a plus rien à perdre, et j'ai eu pas mal de temps pour m'imaginer que s'il était allé vers le supermarché, c'était pour tuer tout le monde...je le voyais entrer, les cheveux longs battant sa veste, je le voyais regarder les gens qui comparaient tranquillement le prix du lotus matelassé et de celui parfumé au jasmin, puis il dégainait son pistolet et, méthodiquement, tirait sur trois personnes, la première la moins chanceuse, les deux autres n'ayant pas réagi assez vite. Puis il appliquait le canon sa tempe et pressait la détente avec un sourire dément...
Bref, ils se pacsèrent et adoptèrent beaucoup d'enfants.


sinon...eh bien sinon, la cantine est dégueulasse.

06 septembre 2006

Mes profs sont de retour pour nous jouers de mauvais cours (eheh c'est nul mais y avait point d'autre titre en solde)

Ca y est, c'est vraiment la rentrée. Mon sens de l'orientation est tout guilleret ce soir; moi qui ne lui faisais pas confiance, je suis bluffée, il m'a guidée jusqu'à chaque bâtiment sans problème (je suis sûre qu'il a révisé toute la nuit, ou qu'il a pris un GPS). Donc ce matin, mon premier mercredi de seconde; aucun problème pour le bus, j'ai pu y observer à loisir des échantillons d'humanité avec un voyeurisme absolument navrant. Il a bien fallu en sortir, trouver le bâtiment, monter les 5 étages (la fanfare dont je parlais auparavant),  trouver la salle...redescendre les 5 étages, changer de bâtiment, grimper 4 escaliers. Ben oui, ils s'étaient trompés sur l'emploi du temps. Découverte du prof de maths, sympathique. Descendre deux étages, changer de bâtiment, rejoindre une autre salle: bonjour frau, je suis contente je comprend tout ce que vous dites alors que vous le faites en allemand !, vous avez l'air bien gentille. 10 minutes de pause - ce qui n'est pas humain, je vous le ferais remarquer, comment retrouver quelqu'un parmi 1900 personnes en 10 mn ??- puis découverte de ma prof de français. Je fondais pas mal d'espoirs sur elle, le français étant une matière importante pour moi, et la 1èreL étant la voie que je me réserve. Autant dire que mes espoirs ont filé aussi vite qu'un airbus a380 rempli de privilégiés. Un mélange d'Anémone et de Bob Marley, une espèce de sévèrattitude un peu déplaisante, et surtout, ce qui m'agace quand même beaucoup un peu, des fautes d'orthographe. En fait je crois qu'elle est sympa...Mais elle fait semblant de pas l'être. Pas pour le moment. Elle doit être comme le dernier album de muse; elle va dévoiler ses atouts au fil du temps. Toujours est il qu'elle nous a lâchés en avance, après nous avoir fait un test soit sur balzac&la petite tailleuse chinoise, soit sur l'assommoir (j'ai choisi la petite tailleuse). Me voilà qui marche tranquillement vers l'arrêt de bus, place royale, saint germain. J'attends, je suis la première, je vois les gens qui arrivent, les bus qui s'arrêtent, les gens qui partent...j'écoute jeff buckley donc tout va bien pour moi. Le 23 arrive soudain, ses jolies  lettres vertes me semblent scintiller comme les yeux de ma tortue devant un chat (précision: ma tortue est nymphomane, elle déballe ses espèces de glandes de femelle tortue quand ma soeur lui caresse la tête et c'est proprement dégueu pasqu'on dirait un bout d'intestin, et elle suit partout les chats qui ont le malheur de se présenter devant elle). Toute ragaillardie, je sors ma jolie carte, je la brandis toute fierotte, et le bus me passe devant. C'est comme la fois où j'ai raté le 1er bus du collège, j'attendais le deuxième, et celui ci m'est passé devant à toute allure m'offrant en spectacle à tous ses passagers. Bref, mon frère a du venir me chercher. Je sens que demain je vais me ramener avec un gyrophare sur la tête.

Dites je suis la seule à adorer la musique de la pub pour un fromage où y a une grognasse qui tombe enceinte d'un gamin fétichiste de peluches mouton ?
Dites je suis la seule à passer 1/4 d'heure le bras tendu comme une statue de la liberté (sauf que le flambeau c'était un petit truc qui est censé être connecté à la livebox), et ce rien que pour faire marcher internet ?

04 septembre 2006

Un grand moment de solitude [cuz i don't know what to do with myself]

Eh bien voilà, elle est arrivée. Depuis qu'on la voit venir, au loin près de l'horizon, sur son grand cheval blanc chromé... C'était la rentrée !
Tout a commencé devant le portail; j'observais ceux qui n'allaient pas m'aimer, touchés qu'ils étaient pour beaucoup par le syndrome de poufo-rebello-djeunchébraniite. Grosse panique, moi toute seule au milieu des autres, et seul Mojo Pin dans ma tête me permettant de ne pas hurler tout en rampant jusqu'à mon chez moi. Heureusement, voilà qu'arrive une très ancienne connaissance qui me permet de me jeter dans la gueule du phoque. Une fois dans la cour, nouveau blanc dans la tête : il n'y a que les secondes et on est plus nombreux que dans mon cher et tendre collège tout entier. J'arrive finalement devant les papiers; je cherche mon nom, le trouve, salle 212. "Vous êtes gentils, mais c'est où "?Je décide d'adopter le comportement le plus intelligent, soit: je suis le mouvement, et me retrouve...quelque part, perdue dans la 14ème dimension. J'avise ce qui me semble être un surveillant (pourtant je m'attendais à croiser claude françois ou yojik, dans la 14ème dimension, faut s'attendre à tout), et décide de tenter une approche, rougissant déjà de ma nouvellitude aberrante. QUAND SOUDAIN....quand soudain a lieu un miracle encore mieux que quand jésus il a distribué des paninis en transformant le coca cola en muscat: je tombe nez à papier avec une feuille qui m'indique tout bien comment je peux trouver ma salle. Je reviens donc sur mes pas et descend l'escalier à contre courant, fendant les élèves qui eux avaient remarqué les papiers qui en fait étaient scotchés partout, et qui eux savaient exactement où ils allaient. Me voilà devant une salle, me voilà devant une table, me voilà devant un problème: au secours, où suis-je ? L'appel se fait, la prof principale à l'air gentille. On est 5 à être plus jeunes qu'il ne le faudrait, voilà qui me rassure, je ne suis pas la seule. Les autres n'ont pas l'air amicaux, mais ma paranoïa floutait un peu leurs traits alors je sais pas trop. La visite des lieux a eu lieu dans l'exigu, 5 bâtiments sans compter le gymnase, les préfabriqués et la salle des fêtes, chaque bâtiment gros comme une barre d'immeuble, 1900 élèves en tout voire plus, et tous ces camarades que je croise qui sont si grands alors que je suis toute petite, je me sens aussi à ma place qu'une pomme de terre dans une boîte à bijoux...il y a le bâtiment des sciences, le bâtiment 5, 5 étages, plein d'escaliers raides et sombres et étroits, je sens que ça va être la fanfare les jours où j'aurais cours au 5° étage à 8h30 avec un sac de 10 kilos sur les épaules. Puis la paperasse, écrire 10 fois son nom, 10 fois son adresse, 10 fois sa classe, 2de11, la date de naissance, les métiers des parents, et l'évolution des moeurs, voilà que maintenant pour chaque parent il faut écrire une adresse à cause du boom des divorces, et voilà que il y a que 3 cases pour écrire ses frères et soeurs, familles restreintes obligent. Puis la distribution des livres, avec une scène mémorable pour les autres où j'ai hesité 4 fois à me plonger dans un couloir, revenir sur mes pas, me rapprocher du couloir, mais non ça doit être de l'autre côté, en fait non c'est le couloir...puis je suis rentrée chez moi. J'ai envoyé un ou deux sms de fausse détresse (car oui, la maguelonus dictionarus a fini d'évoluer, la voilà munie d'un portable !...qui lui a été confisqué le lendemain de son achat et rendu aujourd'hui), j'ai ré ré ré ré ré ré ré ré ré écouté grace, cette fois ci j'ai réussi à ne pas pleurer d'émotion tellement que c'est trop beau (mais j'en parlerais un autre jour), et j'ai découvert un commentaire absolument génial qui m'a remis de mes émotions et qui me fait penser que ça vaudrait mieux que je n'existe qu'en écriture. Tiens d'ailleurs, comme elle aime les petits cadeaux, ben voilà :

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21 juin 2006

Révélation.

En latin, nous ne faisons pas que jouer et parler et nous crucifier avec un portemine (je ne vise personne, non, personne. Ma main, par contre...). Nous avons aussi de profondes pensées, telles que celle de claire ce matin, qui, alors que nous parlions je ne sais pourquoi de poussins, s'interrogea à voix haute.
" Pourquoi un poussin s'appelle t il un poussin ?"
Aïe. Nous avions essayé en vain de la protéger de la dure réalité de la vie et de cette question insoluble sur laquelle des millions de philosophes sont morts. Car être ou ne pas être poussin, zat iz ze quechtion. Ensuite vient une discussion enflammée et abyssale, ou plutôt un monologue par claire.
"Parce que, le poussin, c'est l'enfant de la poule. Alors pourquoi on l'a pas appelé poulain ?"
S'ensuit la lumière éblouissante de la réponse, de la solution, de la délivrance.
"Bah oui ! C'est parce que c'est déjà pris !!!".

Malheureusement, une réponse entraînant une question, nos inquiétudes revinrent assombrir nos esprits :
"Mais pourquoi, alors, on les a pas appelés chevalains, les bébés chevaux ?"




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