13 avril 2007
Spiderghost 3
J'étais tranquillement étendue de tout mon court sur le canapé à regarder le beau john cusack se faire saigner comme un vison lorsque
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
que vois-je ? Non pas un cockroamouse, et ceux qui ne regardent pas how i met your mother en vo ne me suivent déjà plus, mais une araignée, ah, une araignée... aussi grande qu'une assiette à dessert, on aurait dit {bon, ok, j'aurais dit} une mygale épilée. Moi, réputation oblige, m'exclame : "IIIIk une groooosse araaiiiiignééée au secouuuuurs !". "Ben va l'écraser". "Naaaan mais t'es fouuuu elle est énooooorme beuuuuurk !" {comme vous le voyez, j'ai la voyelle facile}. Et quand elle fut écrasée, je me rappelai de deux araignées de ma connaissance.
J'ai toujours eu une relation zarbi avec les araignées. En effet, comme avec tous les insectes sauf les coccinelles que j'aime quoi qu'il arrive, mon comportement envers ces saloperies à 8 pattes varie beaucoup suivant mon humeur et mon entourage. Ainsi, en famille, je peux me lâcher à fond dans une bonne crise d'hystérie encore plus remplie de voyelles, alors qu'avec des zamis, connaissances, autres, je fais preuve d'une tendresse et d'une ouverture d'esprit telles que je peux prendre la chtite araignée dans mes mains - sauf si elle est grosse, faut pas déconner.
Quand j'étais petite, j'avais essayé d'apprivoiser un araignée. Je lui avais aménagé une petite boîte avec du coton et je lui apportais du sucre. J'ai pas compris quand, le lendemain, je l'ai retrouvée morte. J'avais fermé la boîte.
Récemment, j'hébergeais une araignée maigrelette et gentille, affectueusement nommée Ursule. Notre relation, basée sur le respect et l'indifférence, fonctionnait parfaitement, jusqu'à ce que je me réveille plusieurs foisde suite, d'affreuses protubérances rouges déformant ma peau.Prenant alors une décision irrévocable, j'attrapai Ursule et...
excusez-moi, c'est l'émotion...
et la flanquai dehors, la balançant par la fenêtre.
Ce ne fut guère facile, et à présent je ne peux qu'espérer qu'elle n'est pas gelée en ce moment même comme un matin de novembre où la bise et la rosée ornent les pâquerettes de stalactites. J'ose croire qu'elle n'est pas obligée de se résoudre à de terribles extrémités pour survivre, qu'elle ne vend pas son corps au plus offrant des perces-oreille, qu'elle ne mendie pas au détour d'un brin d'herbe une tranche de moucheron ou quatre paires de chaussettes...
Ursule, pardonne-moi.
24 juin 2006
l'ultime bataille
"C'était par un bel après midi d'été; il avait plu dans la matinée, et le ciel restait couvert, mais la température était douce. Avec mes camarades, nous étions de surveillance; dans l'herbe haute et humide, nous croyions être en sécurité.
Mais soudain, un incroyable son lourd et étouffé, suivi de près de quelques vibrations le long du sol, retentit. Des sentinelles présentes plus loin nous avertirent de l'arrivée d'un ennemi bien supérieur à nous en force et en nombre. Par chance, ne nous ayant pas remarqué, celui-ci s'arrêta non loin de nous, en plein milieu de nos terres.
Conscient de notre infériorité, je lançai l'assaut. Avec mes frères, nous nous jetâmes dans la bataille, nous agrippant avec force, allant toujours plus loin, toujours plus vite. Nous frappions partout où nous pouvions. Surpris par la rapidité de notre attaque, l'ennemi mit un certain temps à réaliser que nous avions facilement réussi à percer ses premières défenses. Mais il riposta; le sol trembla violemment, et je vis certains de mes camarades perdre pied et tomber. Mais nous étions encore nombreux sur le champ de bataille. Alors l'ennemi lâcha sur nous un produit chimique étrange. Nous glissâmes, contraints par cette immonde invention de reculer, voire de mourir. Très vite nous nous retrouvâmes de nouveau dans notre base, mais assiégé par un adversaire fou furieux. D'autres troupes vinrent à notre secours, mais il était déjà trop tard; armé d'un pilon et d'autres armes lourdes, notre ennemi nous écrasa comme de vulgaires insectes. Je vis les corps mutilés et sans vie de mes camarades. Notre adversaire débusquait le moindre de mes frères, et le tuait froidement, arrachant parfois sa tête du reste du corps.
Quand la rage de l'ennemi s'apaisa, quand il crut que nous étions tous morts, il s'en alla. Tout n'était qu'atroce carnage. Les morceaux de mes soldats jonchaient le sol; l'herbe était parsemée de cadavre. Je suis le seul survivant, et encore, fortement handicapé, j'aurais préféré mourir avec mes frères. C'était le 24 juin 2006. Je ne l'oublierais jamais."
Quelles connasses, ces fourmis ! Elles n'avaient pas à me bouffer le mollet, d'abord ! C'est bien fait pour elles si je les ai toutes écrasées.
14 juin 2006
bienvenue dans la secte de la pigne dorée
L'herbe du jardin est toute luisante de rosée. Quelques pâquerettes blanches, un peu de myosotis bleu, des pissenlits dorés égaient toute cette masse verte. Quelques fruits des graminées me font éternuer sont tels des astres blancs et flottants.
Que manque-t-il à ce tableau idyllique ?
Des pommes de pin ! (bravo, le monsieur du fond en rouge, vous avez droit à une sucette).
Mais pourquoi donc parle-je de pommes de pin ? Eh bien tout simplement parce que je viens de ramasser pendant une heure les pommes de pin de mon jardin. Si bien que je pense pouvoir sans problème devenir bergère (gardienne de pommes de pin, quoi); si le monde était juste et si, de ce fait, la remise de pommes de pin d'or existait, j'en gagnerais sans problème une. Et pourquoi, vous demandez vous, effarés et jaloux ?
Tout simplement parce que cette heure, je l'ai pas passée tout bêtement à mettre des pommes de pin dans un seau et en transvaser de temps à autre le contenu dans un sac géant. Tout en écoutant SOAD, soit dit en passant. Non, je n'ai pas accompli simplement cette tâche rébarbative !
J'ai pratiqué le lancer de force et celui de précision, main gauche, main droite, par derrière, les yeux fermés, la tête coupée. J'ai joué, toute seule certes, au footballdepin et au powling - les quilles y sont remplacées par des pommes de pin, et la boule aussi. J'ai même fait un peu de pomme de golf, avec un grosse branche que j'ai arrachée sauvagement de son tronc trouvée par hasard par terre. J'ai même essayé de jongler avec 3 pommes de pin, mais j'ai finalement préféré lapidé quelques éléphants roses avec.
J'ai fait quelques découvertes proprement dégueus, genre des limaces, des cadavres d'oiseaux offrandes généreuses du chat des voisins, quelques crânes - sans la peau dessus, petits dégoûtants...enfin là je plaisante, il y avait aussi les squelettes assortis. J'ai pommedepiniérisé des fourmis, et j'ai failli écraser une coccinelle, que j'ai sauvé de justesse d'une mort brutale et douloureuse. A la fin, j'avais les mains gluantes, she's like heroin dans les oreilles, des brindilles dans les cheveux, et une haine des pins et de tout ce qui s'y rapporte en travers la gorge. Et voilà le récit de mes palpitantes aventures. Quand je pense qu'il y en a d'autres qui sont en train de réviser le brevet lol mdr lol lol !!!!
Euh, que je réflechisse...
Je devrais le réviser, moi aussi. oups.
Vous voyez que je suis très forte, j'arrive à faire un article de 518 mots sur un sujet aussi nul et une tâche aussi éprouvants. Oups, 530 mots. Oups, 532 mots. Oups, 534 mots. Oups, 536 mots. Oups, 538 mots. Oups, 540 mots. Oups, 542 mots. Oups, 544 mots. Oups, 546 mots. Oups, 548 mots. Oups, 550 mots. Oups, 552 mots. Oups, 554 mots. Oups, 556 mots. Pfiou, et puis merde.
561.
15 mars 2006
j'élève des coccinelles !

(c'est le cri du coeur et l'image de gotlib)
Non, mais c'est vrai que je suis ridicule à arrêter mes compagnonnes de marche (arrêt de bus->maison) pour pas qu'elles écrasent les coccinelles ? Suis je la seule à faire gaffe où je marche, et à tout faire pour sauver les coccinelles en danger ? Surtout que moi je prends pas la grosse tête. Je me suis pas fait gonfler la poitrine à l'hélium et je cours pas au ralenti en maillot de bain jaune fluo.
D'ailleurs, j'en profite : si vous habitez dans la région parisienne, et que vous vous demandez qui c'est cette gamine qui a effrayé vos enfant, et qui, agenouillée, parlait au goudron, un jour que vous vous promeniez, la réponse c'est...moi. Eh oui, je prends les coccinelles inocentes sur mon doigt, et je les ramène chez moi où un géranium plein de pucerons fait office d'hôtel-restaurant 4 étoiles. Le problème, c'est que leurs pattes sont moins gluantes que celles de spiderman, et qu'elles sont très têtues. Et aussi que j'ai tendance à parler à tout être vivant (et mort), du ver de terre à Boris Vian qui pleure (hm).
Donc voilà, je vous embrasse les mandibules, je vais faire un crumble de pucerons.

