20 avril 2008
Like the sunset comin down...
Pannacotta. Yaourt. Compote. Flan. Glace. Et on the road again: compote, yaourt, flan, mousse, glace...
Opération des dents de sagesse hier. 4 d'un coup, comme dirait le petit tailleur {on a la culture grimm ou on l'a pas}. Le médicament apaisant qu'on m'a donné 30 mn avant de partir pour le bloc ? muhaha, la blaguounette. C'est pas ça qui m'aura empêché d'être une méga reloute - j'aime pas les piqûres bordeeel ! Du coup l'anesthésiste {qui, fuck off, ne ressemblait ni à docteur house ni à christian troy -_-} s'est dit que pour me calmer, il allait devoir en mettre un paquet. C'est ce qu'il a fait. J'ai émergé plus tard, dans la chambre, avec personne sauf l'obsession d'aller chercher mon portable, il le fallait...
Ils ont eu beau m'avoir répété qu'il fallait attendre quelques heures avant de se lever après une opération, je me souviens m'être levée dès mon réveil - mais où était mon portable ? Le truc c'est que j'étais bien dans les saucisses comme dirait une choucroute. Je me rappelle pas bien et tout est enveloppé d'une bonne dose de "je n'avais pourtant pas pris de saké". Je sais qu'à un moment y a des gouttes de sang venues d'on ne sait où qui sont tombées sur la table, animant soudain ma mollusquitude d'un sentiment d'urgence.
Quand jme suis réveillée pour de vrai, j'avais mon portable à côté et tout nettoyé avec un mouchoir que je serrais encore. Jme suis fait engueuler par l'infirmière: "enfin quoi ! vous dormiez tellement ! vous auriez pu tomber dans les pommes et tomber sur le menton, et là...".
En parlant de mon menton, il me semblait avoir disparu au profit d'un steak de poulpe qu'on m'avait probablement greffé en guise de lèvre inférieure. Désensibilisé, gonflé et paralysé, tout le bas de mon visage me semblait drôlement superflu.
Enfin maintenant, je me trimballe partout telle à un oeuf de pâques, enrubannée de jersey avec deux trucs gelés de chaque côté des joues.
Cheers.
04 avril 2008
Y a des jours comme ça.
En demi-teinte. A marquer d'une pierre noire et blanche. Une pierre grise, quoi.
Ou comment je me rends compte que sans taffer, c'est à dire: le soir je rentre chez moi à 19h30 environ, je regarde le grand journal, je mange, je regarde le grand journal, je donne une feuille de salade à ma tortue, jme lave, j'appelle ma femme... cherchez bien, vous ne trouverez pas de minutes consacrées à mon laborieux, fastidieux, quotidien travail de lycéenne consciencieuse. Normal: il n'y en a pas. N'empêche que je chope quand même un 19 en svt, un 12 en maths et un 14 en français.
Et puis un passage au parc des plus représentatifs de l'âge bête - le notre, quoi.
Y a certes eu quelques heures un peu "tiens même des gens, jleur parle à peine, ils me demandent qu'est ce qui va pas".
Aujourd'hui il y avait du ciel bleu.
