Comfortably Numb.
Les chansons des Pink Floyd peuvent être assez inaccessibles. Sur les 16:31 de Echoes, on pourrait trouver 12 minutes de trop, et se demander si cette chienlit farcie de LSD ne pouvait pas juste faire une chanson, en lieu et place d'une symphonie en trois actes; et je pense que certains producteurs d'aujourd'hui ne se gêneraient pas pour couper un peu tout ça, ratiboiser les sons superflus, raccourcir les trop long passages instrumentaux. Peu auraient par exemple accepté une chanson comme the great gig in the sky, que j'adore pourtant; mais il n'est pas du goût de tout le monde de n'avoir pour toutes paroles qu'un hurlement, certes harmonieusement modulé, mais que les amateurs de paroles ciselées pourraient considérer comme... un beuglement. Qui peut juger du "trop" long, du "superflu" en matière de musique ? Toutefois certains peuvent avoir cette opinion. Je peux comprendre.
Cependant pour moi, n'importe qui devrait se réconcilier avec les pink floyd en écoutant Shine on you crazy diamonds. Bon, d'accord, plus de 26 minutes dans sa version complète.
Mais écoutez le début !... rien que le début, cette douce montée en puissance qui lentement se transforme en tension, puis en attente fébrile dans les cas les plus avancés {dont le mien}, ce moment où l'on guette les inoubliables notes qui sonnent l'avènement de la guitare, de la vraie, pas des petites notes toutes aiguës du début, le début des festivités, la fin de l'apéritif, bref. On attend, on attend, ça va arriver, là ! ah non ça continue, c'est presque inaudible mais on sait que ça va bientôt démarrer, {c'est insoutenaaaable} surtout que les 4 notes sont tellement... jouissives ! Avec une aura mystère et de brume, c'est tout un univers qui sort de la fumée avec ces notes, ça suinte, c'est bon et plein de buée. C'est grr et touchant à la fois, et ça se répète, et c'est chaloupé. Ça vibre, ça ondule et ça tire tout du long, et je ne parle pas d'une truite qu'on est en train d'écailler. Je parle juste d'une des chansons les plus formidables de l'histoire de la musique.
En même temps, il y en a tellement, des chansons que je trouve parmi les plus formidables de l'histoire de la musique.
Tout cela pour dire que quand hier, une fille pas tellement plus jeune que moi m'a dit qu'elle ne connaissait pas les pink floyd, je l'ai un peu méprisée et elle est a perdu pas mal de hauteur dans mon estime.
Ce que dit wikipédia sur la chanson
Et tiens, enjoy.
Je voulais juste parler de comment je suis triiiiste en ce moment, mal-être et foutaises sentimentales. Et voilà un post sur la musique. Pas sérieux.
Nouveaux standards, nouveaux tests.
En écoutant Dentistry Dub de Marc Davies - et je mets pas le lien deezer, hein, la flemme - primo, on aime. Deuzio, on se dit "eh mais je connais !". Oui, la musique de la publicité Golf. Avec les éléphants et les souris. Chaloupé électro, version longue.
Bon. Je l'écoute donc en boucle, faute de mieux. Cela vient de me revenir à l'esprit : j'ai mieux à faire, entre l'histoire-g et la littérature qui m'attendent, feuilles éparpillées sur mon bureau et qui vont une fois de plus être déçues. Pourtant, on n'avait jamais été aussi près : la copie est là, mon nom, le sujet... Dommââââge.
C'est là que mon cerveau cherche à se déculpabiliser, le plus souvent: "Mais euuuh, ça compte même pas pour ton dossier le troisième trimestre ! Pis osef hein, ton dossier il est en béton et tu as une moyenne de... beaucoup au bac blanc.Certes "beaucoup" c'est pas précis, mais je suis pas en S, j'ai pas fait de maths depuis un an, et encore l'année dernière c'était les suites et excel©. Alors maintenant, on attend le retour des dossiers envoyés à Lakanal&co, on se demande si on passe le concours sciences pô, et on écoute la musique". Oui, mon cerveau peut être assez agaçant, parfois. Il a quand même un peu raison.
Oui maiiis...
Et si les dossiers étaient mal faits ? Après tout oui tu as fait 48 photocopies, entre les trimestres de première et ceux de terminale et les lettres de recommandation de ta prof d'allemand qui t'aime et les certificats de vaccination contre la syphilis, en faisant gaffe à ce que tout ça soit bien centré dans la photocopieuse sinon faut tout refaire, eheh, eheh, ça serait con quand même que ça t'arrive, ah oui alors {damned}.
Et oui tu as délicatement joint au reste les enveloppes, celles déjà affranchies à 1€33-pas-plus-pas-moins-sinon-on-sait-jamais-ton -avenir-peut-te-filer-sous-le-nez , et l'adresse marquée poliment, oui, poliment, ça ne t'arrive jamais lecteur de vouloir écrire poliment ?
Et tu as bien fait toutes les lettres de motivation, jamais la même par conscience professionnelle, le matin même par... non-conscience professionnelle {pareil que pour l'histoire et la littérature}. La demande d'internat repose bien sagement dans l'enveloppe plastique ouverte sur deux côtés. J'ai dit deux, hein, si c'était trois ou un, on aurait pas pu sortir les papiers ou alors ceux-ci auraient glissé. Ton avenir de même
Et après tu vérifies. Plusieurs fois, en cours de philosophie. Et tu cours faire une photocopie d'une nouvelle mouture de bulletin - sans l'erreur de moyenne faite par Mme G, celle-là.
Ensuite tu remets, rasséréné(e), le gros tas de paperasse qui - sans dramatisation aucune - contient une bonne partie de ton avenir, à Mr P. Et c'est fini.
Alors pourquoi je n'en finis pas de douter ? La question "que fais-je de mes vacances" qui devient une tragédie antique en trois actes, avec Oreste-Magui qui tue sa maman à la fin, ou Maman-Médée qui tue ses gamins sa fille ingrate ? Pourquoi ne pas pouvoir faire un choix entre "Je vais créer mon parti à moi et on construira un monde meilleur où tout le monde s'aimera et où les arbres donneront des fruits en pâte d'amandes" et "Je vais être tellement cultivée que Bernard Pivot passera pour Brice Hortefeux, je vais être une ârtiste avec circonflexe, touche-à-tout et incroyâblement spirituelle - encore avec circonflexe - qui écrira, réalisera et jouera dans des chefs d'oeuvres inoubliables" ?
Et savoir que choisir l'un, c'est dire totalement adieu à l'autre.
Et, connaissant mon cerveau et ma flemme, savoir que je vais sûrement ne réaliser aucun des trucs de ce qu'il y a entre les guillemets et avoir une chouette vie médiocre.
Ou alors, CAP chocolaterie. "Osef", dit mon cerveau. Et ça sonne comme "Amen".
{vite, je publie, 23h23}{et l'image, c'est juste pasque j'aime flickr}.
gonna hip, gonna hop, gonna rock the spot.
Mon prof de philosophie écrit des poèmes plus ou moins érotique. Enfin, si c'est lui. Je songe à encadrer mon avant-dernière copie, le 13 à la question... euh... qu'était-ce ? Peut-on penser une religion sans Dieu ni bidule ? Bref, après avoir malencontreusement bâillé une ou... douze fois, j'acquis le surnom de "hippopo". J'espère que cela n'a à voir qu'avec les pique-bœufs qui peuvent reluquer mes molaires, hein, et pas avec mon tour de cuisse. Derrière la copie, voilà-t-y pas qu'il a collé, ce taquin, une photo d'hippopotame un peu immergé {et une photo de vrai de vrai avec fujifilm marqué derrière hein, pas une carte postale !} et m'a flattée d'un poème. Sur les hippopotames, oui. Que je retranscrirai un jour, peut-être.

c'est dingue ce que cette grâce prend une toute autre ampleur sur grandmaster flash.
You may delay, but time will not.
Citation de Benjamin Franklin. Sûrement le premier et le dernier président américain à citer - après tout, le Bro Code...
Bref. Je me suis rendu compte que, petit un, le premier article, était drôlement long - donc rébarbatif. Petit deux, que je ne pouvais décemment accueillir personne là-dessus avec UN article. Qu'il fallait que ça aie de la gueule, un peu de bouteille, quoi.
Encore un baby-sitting, encore un samedi soir. Dieu, quelle jeunesse dé-jan-tée. Gagner de l'argent par soi-même et... non... l'économiser ? Au lieu de sortir ? "Tous mes cafés, chocolats chauds et paquets de Tuc© l'année prochaine". {oui, je sais faire les "©" ^_^}. Voilà comment je justifie ma présence dans divers canapés à apprendre par coeur la grille horaire de téva ou nrj paris.
Hm. Je veux dire, d'Arte ou de planète, hein. {le pire, c'est que aussi...}
Je sens que c'était une mauvaise idée. Après tout la je suis à fond sur un sujet, mais au bout d'un seul article, impossible d'aborder ce sujet. La fille comme il faut en moi dirait que c'est comme coucher avant le troisième rendez-vous, hein, "on brûle des étapes èpabien". Il faudrait respecter une trame narrative, expliquer le contexte, présenter les personnages, revenir sur les péripéties principales, tout ça.
Ou je peux juste laisser tomber et raconter en vrac, vous laisser dans le brouillard, et écrire impulsivement. C'est bien aussi, ça.
C'est con, facebook. Quarante huit fois que j'essaie de supprimer mon compte: impossible. Un pincement au cœur à l'idée de redire "au revoir" à ces gens que j'ai retrouvés. Gens qui, soit dit en passant, ne remarqueraient sûrement pas mon absence au sein de leurs 192 amis, et auxquels je ne parle même pas, ils sont juste là, sagement présents, comme de belles poupées en porcelaine dans une boîte dans une armoire, on sait qu'elles sont là et qu'on pourrait les sortir mais au final on le fait jamais. Et puis ceux qui remarqueraient mon absence sont ceux que justement je sortirais de l'armoire quoiqu'il arrive. Toujours est-il qu'à cause de ce pincement au cœur, je suis toujours sur facebook. D'où vision de la photo, sa photo, au méchant, au fils de pute sa mère l'enfoiré de con, toujours pareil à lui même, et mes hormones peuvent apparemment même par écran interposé sentir combien ses gènes sont différents des miens et combien oui, il ferait un super partenaire pour repeupler le Soudan. J'imagine que sciences et avenir l'aurait expliqué comme ça*. Moi, j'ai juste senti des larmes monter le long de mon système lacrymal, escalader tout doucement mes sinus, pour venir toquer à la porte de la rétine. L'attention se fixe sur l'image, tout le reste semble devenir distant, et un peu froid, un peu le vertige. Le voyais-je rouler-bouler avec une naïade à demi-nue aux longues cuisses fuselées ? Connaissant le processus de jalousie féminine, le voyais-je seulement en compagnie d'un membre de la gent féminine {ou masculine, avec un semblant de connivence} ? Même pas. Tout seul, hein. Un gros plan qui ne l'épargnait pas, en plus. Mais les choses sont ce qu'elles sont, les pensées dans me tête aussi, son statut occupé sur msn de même, et ... et tout le reste, hein, de l'intrusion des nouvelles technologies dans les relations à l'avant-dernier samedi hoquetante sur le carrelage, des sept dernières semaines de complications aux trois derniers mois d'hésitation. De mon futur à juste ses yeux.
Et c'est de nouveau bien long, tout ça. Je me retire.
*: je vous déconseille fortement la lecture de ceci, à moins de tenir absolument à subir des désillusions dont votre vie amoureuse ne pourrait se remettre. Encore faut-il espérer que vous avez échappé jusqu'ici à tout ce qui nous informe que non, ce domaine que l'on croyait tranquille du niveau scientifique n'aura plus de secrets pour nous.
"Aucun message trouvé".
Ça m'a pris 7 minutes grosso modo. Supprimer cent dix articles.
Mais je n'ai pas la force mentale de les supprimer pour de vrai, donc tout copier/coller, garder ça dans un recoin de word - oui, un gros recoin, quand même, soixante dix huit pages.
...tout de même assez grisant de tout recommencer, comme ça, trois ans après... surtout que je suis sûre de ne retrouver personne. Comme un trader qui a tout perdu et qui doit reconstruire son empire, je suis. Et comme Yoda je parle. Bref. Oui il y aura des références à Star Wars, habituez-vous tout de suite.
La question, c'est pourquoi ? Non, pas pourquoi des références à star wars, voyons ! Pourquoi recommencer un blog ? Toujours immature ? La même, en somme, qu'en 2005 ?...
Ah ça, non. Enfin vous pouvez pas le savoir, vous les gens qui sont pas encore là{uh, je parle dans le vide là, c'est tristeuh} et qui ne m'avaient pas lue auparavant {encore heureux pour vous}.
Oh que si j'ai changé. Pas qu'un peu. Ça fait phrase bateau et pas originale et désastreusement crétine, mais plus en trois ans de lycée qu'en toute ma vie d'avant.
Alors pourquoi en revenir à ce procédé factice ? Serai-je en pleine récession, pour me faire remarquer ?
Bon, alors déjà je tiens à signaler que j'écoute Erik Satie en écrivant ce monceau de bêtises. La gnossienne numéro machin. De la musique clââââssique, monsieur. Si ça, ça ne montre pas que j'ai incroyââââblement grandi. Certes l'utilisation massive de voyelles me décrédibilise, certes je n'ai jamais écouté de la merde non plus, mais quand même, hein.
ALORS POURQUOI, crévindiou , FAIRE UN BLOG ET ALIMENTER ENCORE LE FLUX ININTERROMPU DE LETTRES QUI PARCOURT LA VIRTUALITE ALTERNATIVE AUSSI APPELEE INTERNET ET LA J'ARRETE LES MAJUSCULES PROMIS ???
La méchante personne en moi, assimilable à docteur house {eheh je m'attire déjà la sympathie de quelqu'un, je devine}, dit : "parce que mon flux ininterrompu de lettres est teeeellement mieux". Ce qui est faux, petit un; et petit deux, cette personne détestable ne s'exprime jamais, et en fait ne faisait que passer, n'existe pas, oubliez-là bien vite.
Les vraies raisons, alors.
Tout d'abord il y a la raison tout à fait fonctionnelle. À force de facebook et msn et flemme, j'avais fini par m'exprimer sur clavier de manière plus que trop beurk. Pas non plus kom sa, fo pa dekoner; les fautes d'orthographe et moi, nous savons mutuellement que l'autre existe, mais on est de signes astrologiques incompatibles, voilà tout. Mes majuscules, ma ponctuation et les sujets de mes phrases partaient juste en goguette de plus en plus fréquemment, jusqu'à décider qu'ils méritaient mieux qu'un écran, qu'ils ne se coucheraient désormais plus que dans des draps de papier, et tant pis pour moi. Ce... bouh, blog, pourquoi n'aime-je pas le mot... me semble être l'occasion idéale de renouer avec mes amis, hein, sans rancune. Puis de soigner mon style, un peu. Parfois. Éviter les gros mots et les onomatopées, enfin ça je ne le garantis pas, mais alors pas du tout.
Ensuite, il y a la raison qui risque de passer pour "raison de midinette qui cherche juste à se faire des amis" mais qui est tout à fait sincère des tréfonds de mon coeur et de mes entrailles, de mon colon, mon sternum et ma thyroïde. J'ai lu beaucoup de choses en partant des blogs bd que j'admire - et je ne cite pas de nom sinon ça fait trop
"ouais je veux que margaux motin se ramène à mon blog et aussi boulet comme ça je me ferais pistonner quand je viendrai en âge d'exercer un métier, même que je passerais sous la table s'il le fallait et puis
rmmmhblmblrhm
hein quoi j'entends mal non je disais rien".
Toujours est-il que l'accumulation de lectures et de découvertes blogesques m'a donné envie de saler l'entreprise. Oui, ajouter mon grain de sel, c'est ça qu'on dit. Sans que ça soit constructif et en passant pour une bleue, certes. Mais tant pis.
Puis il y a la raison toute bête. Sur le point de quitter la maison, le lycée, les amis, {le monsieur ?}. Sur le point de devoir tout reconstruire. État émotionnel instable voire compliqué et flux de pensées à canaliser, de nouveau. Si ça c'est pas des bonnes excuses, de la bonne matière à écrire, hein.
Et puis on sait jamais, ça pourrait vous rajeunir.
Oh là là je crois que je vais me faire lapider par des trentenaires en furie.
'tain, je sais plus où j'ai trouvé cette image, mais c'est tout moi.




